[CES 2019] On a marché virtuellement sur la Lune… dans une sphère géante [CES 2019] On a marché virtuellement sur la Lune… dans une sphère géante

On a marché virtuellement sur la Lune… dans une sphère géante [CES 2019] On a marché virtuellement sur la Lune… dans une sphère géante © Julien Bergounhoux

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C’est une drôle de vision qui s’élève sur le stand de l’Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE), le très réputé organisme international d’ingénierie, au CES 2019. Deux « roues de hamster » géantes (en réalité des sphères) s’y dresse, dans lesquelles les visiteurs pouvaient s’adonner à une expérience de réalité virtuelle permettant de « marcher sur la Lune ».

Un système vieux de 15 ans

Un mode de locomotion étonnant mais en réalité loin d’être nouveau. Ces équipements sont fabriqués par VirtuSphere, une entreprise américaine fondée en 1995, et sont sur le marché depuis 2003. Ils se destinent principalement à des clients gouvernementaux, soit pour des applications d’entraînement militaire, soit pour des travaux de recherches universitaires.

Stimuler la mémoire musculaire

« L’un des intérêts de cette technologie, par rapport aux systèmes plus compacts avec lesquels on avance en faisant glisser ses pieds, est qu’ils créent de la mémoire musculaire, » déclare Ray Latypov, fondateur et CEO de VirtuSphere. « Cela signifie qu’un entraînement réalisé de cette manière a plus de valeur, car il crée les mêmes automatismes que sur le terrain. »

La version exposée sur le salon est composée de plastique ABS et d’un système de tracking sur 5 axes (la hauteur n’est pas prise en compte). Elle est vendue 28 000 dollars. Une version en polycarbonate dotée d’un tracking sur six axes est aussi disponible pour 35 000 dollars.

On a marché sur la Lune… virtuellement

Nous avons fait l’essai de l’expérience sur le salon. On rentre dans la sphère de 3 mètres de diamètre par un sas qui est ensuite refermé. La sphère est posée sur une structure métallique équipée de roulements. Une fois à l’intérieur, on y enfile un casque de réalité virtuelle Oculus Rift connecté à un ordinateur portable (n’importe quel autre casque ou système peut être utilisé).

Le PC est fixé à un rail de sécurité circulaire monté sur roulettes qui évite les éventuelles chutes. Le dispositif demande en effet un certain temps d’adaptation pour avancer rapidement sans risquer de perdre l’équilibre. « C’est normal pour une première utilisation, » explique Ray Latypov. « Avec un peu d’habitude, on peut courir à pleine vitesse et le rail de sécurité ne sert plus à rien. »

L’expérience en elle-même n’est pas particulièrement intéressante (on se déplace sur un faux paysage lunaire pendant quelques minutes), mais elle démontre admirablement de quoi est capable la VirtuSphere.

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