La CCISM de Polynésie française s’allie avec Simplon.co et Highlab pour encourager les talents numériques La CCISM de Polynésie française s’allie avec Simplon.co et Highlab pour encourager les talents numériques

La CCISM de Polynésie française s’allie avec Simplon.co et Highlab pour encourager les talents numériques La CCISM de Polynésie française s’allie avec Simplon.co et Highlab pour encourager les talents numériques © L’Usine Digitale

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Faciliter l’acquisition de compétences numériques pour intégrer pleinement la population polynésienne dans la révolution technologique actuelle. C’est l’un des objectifs de deux partenariats destinés à améliorer l’accès aux compétences numériques, annoncés ce 18 octobre au palais présidentiel de la Polynésie française, à Papeete. Dans le cadre du Digital Festival Tahiti, qui s’achève le 19 octobre, la Chambre de Commerce, d’Industrie, des Services et des Métiers (CCISM) a ainsi signé une convention de partenariat avec le réseau de fabriques numériques et inclusives parisien Simplon, ainsi qu’un partenariat associant son école Poly3D et le studio de production numérique Highlab.

Les conventions ont été signées en présence de Moetai Brotherson, député de la Polynésie française à l’Assemblée nationale, de Tea Frogier, ministre de la Modernisation de l’Administration, en charge de l’énergie et du numérique, et de membres de la CCISM.

120 dossiers, 16 étudiants

Dès le lundi 21 octobre, une première promotion d’élèves débutera une formation de développeur web. 16 candidats, sélectionnés parmi 120 dossiers, intégreront cette première promotion pour une durée de 7 mois. Agés de 19 ans à 37 ans, les candidats présentent des profils très divers. Diplômés ou non diplômés, parfois parents, « tous ont exprimé le même sentiment, explique Larry Tchiou, directeur délégué à la CCISM. Le numérique, c’est l’avenir. On le sait tous, mais encore faut-il que ce soit l’avenir pour tout le monde, et pas seulement à Tahiti mais pour toute la Polynésie« .

Une volonté de rendre le numérique accessible, vision portée par Simplon depuis sa création. « Je suis très fier de lancer cette promotion, ajoute Farid Humblot, directeur Opérations Spéciales et Outre-mer chez Simplon. Cela montre que nous sommes en capacité de lancer avec la CCISM des formations numériques qui apporteront de la valeur ajoutée aux territoires« . Et de s’adresser à ces nouveaux apprenants : « nos attentes sont grandes. Nous ferons un bilan l’année prochaine, avec l’espoir de voir des profils émerger et être à la fois porteurs de l’innovation numérique et vecteurs de modèles d’inclusion totale« .

Un partenariat entre secteurs public et privé

Le second volet est un partenariat noué entre le studio Poly3D, un cursus de formation proposé par la CCISM et le studio de production numérique Highlab basé en région parisienne. Une idée née en 2018, au cours de l’édition précédente du Festival Digital Tahiti, à la suite d’échanges entre Philippe Martin, responsable des études à Poly3D, et Benoit Klajn, dirigeant de Highlab : « Notre projet vise à accueillir les étudiants polynésiens dans de bonnes conditions lors de leurs stages et alternances en métropole« , explique-t-il. Alors qu’actuellement, un étudiant de Poly3D vient de commencer un contrat en alternance à l’issue d’un stage chez Highlab, le projet est de multiplier ce type d’intégration en tissant des liens avec des entreprises privées qui pourraient être intéressées.

Pour les convaincre, l’entrepreneur a mis en œuvre un programme baptisé « Paris Tahiti 0 Km« , dont les objectifs est de s’affranchir de la distance et faire du décalage horaire, de 12 heures, une force en employant les collaborateurs à Papeete lorsqu’en métropole, les employés dorment. Un système qui permettrait à une entreprise d’être opérationnelle et efficiente 24 heures sur 24.

Les partenariats entre secteurs public et privé sont au centre de bon nombre de projets de transformation numérique dans l’archipel. Si les enjeux concernent comme en métropole la majorité des secteurs, du commerce au secteur bancaire en passant par l’administration, ils sont particulièrement importants dans l’éducation et la formation des jeunes. En Polynésie française, 31% de la population a moins de 20 ans.