Quelles alternatives de transport pendant la grève à la SNCF et la RATP ? Quelles alternatives de transport pendant la grève à la SNCF et la RATP ?

Quelles alternatives de transport pendant la grève à la SNCF et la RATP ? Les routes risquent d’être plus congestionnées que d’habitude en heure de pointe. © Pixabay

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Une journée noire dans les transports est à prévoir jeudi 5 décembre et dans les jours qui suivront. Un préavis de grève reconductible d’organisations syndicales de la RATP mais aussi de la SNCF laisse présager un trafic extrêmement perturbé, que ce soit sur les TGV, TER ou intercités dans l’ensemble de la France mais aussi les bus, métros, RER ou tramways en région parisienne.

La SNCF et la RATP s’engagent à fournir les prévisions de trafic dès le mardi 3 décembre à 17h. La SNCF a bloqué depuis le 27 novembre les réservations de billets de trains pour les 5, 6, 7 et 8 décembre. La RATP, quant à elle, a déjà conclu des partenariats avec 32 start-up pour offrir des services de mobilité complémentaires (la liste est accessible ici).

Télétravail et coworking

Le télétravail est sans doute la solution à privilégier pour les personnes qui le peuvent. Pour les personnes qui ne peuvent pas travailler chez elles ou préfèrent s’orienter vers d’autres lieux, de nombreux espaces de coworking sont accessibles à Paris et en banlieue parisienne. Par exemple, Wojo et Neo Nomade proposent des offres spéciales avec un mois ou la première journée gratuit.

Covoiturage courte et longue distance

Les plates-formes de covoiturage courte distance comme Klaxit, BlaBlaLines, Karos ou encore Ecov devraient connaître un fort pic d’activité durant cette période. Citygo est aussi une application de covoiturage mais qui se focalise sur la banlieue parisienne. Toutes offrent des tarifications avantageuses. Si cette option semble alléchante – elle permet aux personnes n’ayant pas de voiture de se déplacer et aux conducteurs de limiter l’impact financier de leurs trajets – les routes risques d’être saturées. Pour preuve, lors de la grève à la RATP du 13 septembre, les routes étaient complètement embouteillées en heure de pointe. Mais, s’il est possible de décaler ses horaires de travail, cela peut s’avérer être une bonne solution.

En raison de la grève à la SNCF, les plates-formes de covoiturage longue distance devraient aussi faire le plein. A commencer par le leader du secteur BlaBlaCar, qui lors des grèves à la SNCF du printemps 2018 en avait profité pour tester des lignes de bus. Lignes de bus qui sont aujourd’hui pérennisées et seront aussi probablement plébiscitées par les personnes ayant besoin de se déplacer. D’autres acteurs proposent aussi un service de transport par bus.

Location de voiture, autopartage et scooters en libre-service

Les plates-formes de voitures en libre-service se tiendront prêtes. Après l’arrêt d’Autolib’, Free2Move de PSA, Moov’inParis de Renault et ShareNow de Daimler et BMW (ex-Car2Go) ont prit la relève. Ces services permettent de louer un véhicule à endroit et de le stationner ailleurs lorsque le trajet est terminé. A côté, la ville de Paris propose son service d’autopartage en boucle Mobilib’ (avec Ubeeqo, Communauto, Drivy et Ada) : le véhicule doit être restitué dans la station où il a été loué.

Bon nombre de ces acteurs proposent des offres alléchantes pour ces journées de grève. Mais le même problème qu’avec le covoiturage se pose : la congestion. L’offre de scooters en libre-service de Cityscoot pourrait donc être préférée par certains, tout comme celle de Coup qui a annoncé la cessation de ses activités mais dont les scooters sont toujours en service pour l’instant.

Getaround (ex-Drivy), un service de location de voitures entre particuliers, a récemment lancé une offre de location à l’heure. Des offres de locations longue durée existent aussi, pour les personnes dont le train ne circulerait pas… Hiflow, par exemple, permet de louer un véhicule pour un euro puisque cela permet à des concessionnaires ou d’autres professionnels de transférer un véhicule d’un point A à un point B.

Des VTC et taxis… aux prix élevés en heure de pointe

Différents services de VTC sont présents à Paris : Uber, Kapten (ex-Chauffeur Privé), Bolt (ex-Txfy), Marcel et Heetch. Toutefois, ces plates-formes disposent d’algorithmes faisant fluctuer le prix en fonction de la demande. Celle-ci sera évidemment très élevée en heure de pointe et le prix des courses devrait s’en trouver fortement impacté.

Une alternative est le taxi, dont les prix sont fixes mais augmentent en fonction des kilomètres parcourus et de la durée du trajet. En heure de pointe, lorsque les routes sont bouchonnées, ces prix peuvent s’envoler. L’application G7 permet de réserver facilement un taxi et l’application Tako, qui repose sur le principe de la « maraude électronique », propose de héler – et de payer – un taxi depuis son smartphone.

A côté, il existe des services de mototaxi, mais ces derniers sont souvent très coûteux. Sur Paris, la start-up Felix propose un service similaire.

Foisonnement des offres de micro-mobilités

A côté de ces modes de transport motorisés cohabitent les mobilités douces. Si la marche est la première d’entre-elles, lorsque les trajets sont trop long il est possible d’opter pour un vélo. Les « nouveaux » Vélib’ ont connu quelques déboires à leur lancement, mais le service a été considérablement amélioré depuis. A côté, des vélos en libre-service sont aussi disponibles comme ceux de Jump et de Zoov (dans la zone de Paris-Saclay).

Enfin, les offres de trottinettes électriques en libre-service sont légion dans Paris. Lime, Jump, Circ, Voi, Dott, Tiers… les utilisateurs n’ont que l’embarras de choix et bons nombres de ces acteurs proposent des offres promotionnelles lors de cette grève. Ces solutions de mobilités plus douces semblent être une bonne option. Mais il convient de rouler d’autant plus prudemment que les pistes cyclables risquent d’être très empruntées.

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